LE ROYAL VELOURS

HUGUES DUCHÊNE

12 novembre 2019 - 16 novembre 2019

Fonder une compagnie, ce n’était pas exactement le rêve de Hugues Duchêne. Mais son premier spectacle, Le Roi sur sa couleur, avait rencontré un succès d’estime (il avait même été sélectionné dans un festival de jeune création à Tours). Alors il franchit le cap. « Le Royal Velours, exposa t-il a ses camarades ex “élèves-comédiens de la Comédie-Française“, sera ma compagnie, et vous en serez la troupe. J’écrirai les textes, toujours à partir d’une base réelle, de la politique française et de notre histoire contemporaine. Si fiction il y a, elle se frottera au théâtre documentaire. On tentera aussi de proposer des formats qui renouvelleront les modes de productions du théâtre français. Bref, monter Tartuffe dans deux ans pour parler du monde d’aujourd’hui : très peu pour moi. » Tous acquiescèrent. « Dommage, songea toutefois Vanessa. J’aurais été bien en Dorine. »

En création au Grand Parquet

JE M’EN VAIS MAIS L’ÉTÉ DEMEURE

Implosion du Parti socialiste, élection d’Emmanuel Macron, mobilisations des Gilets jaunes, « affaires » encombrantes de Fillon à Benalla, hémorragie ministérielle… À se retourner sur ces dernières années, la vie politique française ressemblerait presque à une mauvaise tragédie, sacrément déstructurée. Dans l’effusion médiatique, difficile d’y voir clair. Humblement mais méticuleusement, Hugues Duchêne de la compagnie Le Royal Velours a suivi de près les circonvolutions qui secouent le pays en assistant aux meetings de campagne en France mais aussi aux États-Unis, aux procès « exemplaires » de l’antifasciste Antonin Bernanos à celui du terroriste Abdelkader Merah, au démantèlement de la « Jungle » de Calais, aux manifestations sur les Champs-Élysées… Une enquête teintée de ses errances intimes que le dramaturge restitue sur scène avec six autres comédiens sans autre accessoire que quelques images projetées en fond de scène et une promesse : adapter le texte à chaque représentation en fonction de l’actualité.